Comme ça fait longtemps que ça traîne, il fallait bien que quelqu'un tranche enfin la question : putain de oui ou non, Dieu existe-t-il ? C'est la question que je me propose de trancher dans cette note.

Prenez n'importe quel sous-ensemble E de l'ensemble des rationnels, c'est à dire un ensemble de fractions que l'on va supposer être écrite sous forme irréductible. Dans E, prenez les fractions qui ont le plus petit dénominateur, et parmi celles-là, sélectionnez l'élément (nécessairement unique) qui a le plus petit dénominateur.

Cela donne une recette qui à chaque ensemble de rationnels sélectionne un de ses éléments. Cette recette est une fonction de choix sur Q.

Admettons maintenant l'hypothèse de l'existence de Dieu. Par définition, Dieu peut considérer tous les sous-ensemble des nombres réels (je te jure qu'il y en a plus que des sous-ensembles de rationnels), et il peut dans son infinie liberté sélectionner un élément de chacun de ces sous-ensembles. C'est à dire qu'admettre l'existence de Dieu implique l'existence d'une fonction de choix sur R.

Ah merde.

Ça ne prouve pas le non-existence de Dieu. Ça prouve juste que son axiome implique l'axiome du choix. Disons en tout cas que ça prouve l'inconsistance logique entre croire en Dieu et faire de la mathématique constructiviste.