Quand j'ai des discussions intéressantes sur jabber un jour, il n'est pas rare que le lendemain une note sur le sujet tombe sur mon blog. Celle du jour concerne l' irrésistible envie de pactiser avec l' ennemi (itunes) parce qu'il a prit en otage son chanteur favori.

  • itunes est le mal dans le monde de la musique. Un artiste qui accepte que sa musique y soit est un artiste qui préfère ton argent à ta liberté. Faire un achat sur itunes, c'est voter pour ce système, c'est accepter les DRM. Je ne sais vraiment pas si c'est mieux d'acheter sur itunes ou de pirater. Le premier est dire qu'on accepte les DRM, le second est donner une excuse à l'industrie pour en créer. Pour moi itunes et le piratage, c'est le choix entre la gangrène ou l'amputation.
  • Les protections DRM pour la musique (pas les films !!) se craquent par simple gravuere décrite sur les sites officiels d' Apple. Il n'en reste pas moins que pour se procurer le fichier on doit quand même passer par itunes, ce qui a comme effet collatéral de mettre Linux en dehors du marché du multimédia. (ce qui ne m' étonnerait pas être un des buts du système vu que Linux est Apple sont en concurrence pour voler des parts à MS)
  • Pour moi, si on accepte un DRM sur sa musique, on l'accepte sur les films. Il y a un seul DRM; plusieurs implémentations suivant les types de données, mais une seule idée, une seule politique.
  • Le fait que les DRM soient si facilement craquables n'est pas une excuse pour utiliser itunes ou wma (celui de MS, tout aussi craquable de la même façon). Au contraire. Cela montre que le but du système n'est manifestement pas le but officiel. Est-ce qu'on accepte de mettre de l' argent dans un système dont les auteurs n' osent manifestement pas avouer le but ? Acheter un fichier DRMisé, c'est financer un projet qu'on est conscient d' ignorer. Faut savoir on est prêt à donner son argent en sachant qu'il sera utilisé dans un but différent que celui affiché haut et fort.
  • itunes, ça brille c'est joli c'est pratique ça a plein de musique qu'on aimerait avoir, mais dessous c'est plein de conséquences sur l'économie numérique et la liberté qu'on ne veut pas avoir.
  • On peut croire en Mac pour développer une concurrence à MS qui serait saine pour tout le monde. Moi je n'y crois pas parce que les prix de Mac en font un objet qui ne rentre pas tout à fait sur le même marché. Mais je peux me tromper (d'où l' apparente incohérence de cet argument avec la parenthèse d'un des points plus haut).
  • Il faut savoir que Mac, c'est la même chose que Windows en tant que fermeture de code. Si ils attrapaient une position dominante sur un quelconque segment du marché, ils n'hésiteraient pas une seconde pour en abuser par tous les moyens. Pour moi, dans le fond Steves Jobs ne vaut pas mieux que Steve Balmer; il l'a prouvé avec itunes. La différence est que Balmer a les moyens sur le marché des logiciels.
  • ipod, je ne sais pas. C'est d'une part la pièce maîtresse d'un système qui pue. Mais d'autre part, il y a moyen d'utiliser ipod pour écouter d'autres musiques que celles achetées sur itunes. Évidement une partie du prix d'achat finance le système ennemi; mais l'utilisation quotidienne n'en redemande pas spécialement. Mitigé, mais instinctivement méfiant.
  • Pour moi un auteur qui accepte que sa musique ne soit disponible que sur itunes est un auteur qui soit me prend pour un voleur soit veut mon argent par tous les moyens y compris les DRM. Dans les deux cas il m 'insulte et je n'ai pas envie d'entendre sa musique.
  • il faut savoir que si tous les mecs qui disent « je voudrais bien ne pas utiliser itunes, mais tel chanteur n'est accessible que là » faisaient l'effort de ne pas écouter ce chanteur, le marché serait contraint de changer assez rapidement. Mais comme d' habitude on est dans un cas où chaque personne a un intérêt individuel d'agir dans le sens contraire du bien commun de façon indépendante de la façon d'agir des autres. On arrive donc à la situation la pire pour tout le monde, alors qui si chacun avait mit de l'eau dans son vin, on serait arrivé à la situation la meilleur pour tout le monde. C'est hyper classique comme situation quand chaque personne individuellement peut dire « ce n'est pas moi seul qui fera la différence », alors personne ne fait la différence et on s'enfonce dans un système que tout le monde regrête mais que chacun s'excuse en disant «je ne pouvais rien faire : c'est la mondialistation, c'est le pouvoir des multinationales pour imposer un système». Reste à côté les deux ou trois mecs qui se disent que oui, je peux faire la différence. Ces personnes sont alors traitées d' extrémistes (alors qu'ils vont dans le sens que tout le monde voudrait voir gagner) et on leur dit que si on les écoutais on ne pourrait rien faire.