Blog de Laurent

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jeudi, 31 janvier 2008

ODT, ça reste de la blague

Bien sûr ODT c'est libre, donc c'est interopérable, Comme c'est beau n'est-ce pas ?

N'empèche que je fais un document de 5 lignes avec Google Doc, je l'exporte en ODT, et Open Office m'en fait un document de 8 lignes, avec des marges beaucoup plus étroites.

dimanche, 13 janvier 2008

Linux devient aussi sur que Windows

Le principal tors que Microsoft a fait à la sécurité informatique n'est pas d'avoir sorti des systèmes imparfaits; c'est d'avoir fait croire aux gens qu'on peut utiliser un ordinateur sans se poser de questions. Cela a ouvert la porte à la principale faille de sécurité : l'ignorance et la bêtise de l'utilisateur. Les attaques informatiques qui n'exploitent pas une faille du système mais une faille de l'utilisateur sont appelles failles par ingénierie sociale.

Jusqu'à présent, Linux échappait à cette tentation d'ouvrir des failles de sécurité par ingénierie sociale dans le but d'être "plus facile pour l'utilisateur lambda". Mais c'est en train de changer, surtout à cause des gnomistes. Deux exemples de grosses failles qui sont en train de s'intégrer de plus en plus vite sous Linux.

Le protocole apt:/ Une des plus grande faille de Windows est la facilité d'installer des logiciels trouvés n'importe où sur internet. Il suffit qu'un inconnu sur un forum dise "installe ce logiciel, c'est génial" avec un lien vers un install.exe. Il est très facile d'installer, sous Windows, des chevaux de Troie. Grâce à son système de paquets, Linux réussi un merveilleux coup double : il est à la fois PLUS facile d'installer un logiciel sous Linux que sous Windows (pour autant qu'il soit un minimum de confiance, c'est à dire pour autant qu'il soit dans un dépot), et relativement difficile d'installer un logiciel qui n'est pas dans un dépôt. Il y a donc un moyen très simple, sous Ubuntu, d'éviter de se taper des chevaux de Troie : on s'en tient aux logiciels proposés par le système de paquet. Et franchement, qui a besoin de plus ? Les gens qui ont besoin de plus sont des gens-qui-s-y-connaissent, c'est à dire des gens qui ne sont en principe pas faillible par ingénierie sociale.

Maintenant, avec le protocole apt:, il est possible d'installer, par simple clic sur un lien sur internet n'importe que logiciel que n'importe que inconnu proposerait. Bien sur, ce n'est pas une faille du système : il demande le mot de passe superutilisateur. Mais quand on tient compte de l'utilisateur dans le calcul de la sécurité (et ne pas en tenir compte est une bêtise toute caractéristique des nazis de l'interface), ce système est une faille de sécurité. Plus précisément, à partir du moment où il permet d'installer des paquets hors dépôt, le protocole apt:/ est une faille de sécurité par ingénierie sociale.

La principale faille de sécurité de Windows est donc maintenant implémentée sous Ubuntu ... pour des raisons de facilité. Eh bien cette facilité gagnée, on va la payer à coups d'anti-virus à installer et mettre à jour.

Une seconde faille de sécurité qui avance aussi vite que Gnome est le bon vieux coup de "retenir mon mot de passe". Je connais des gens qui, à force d'avoir fait retenir leur mot de passe, ont perdu leur boite à mail, leurs carnets d'adresses, ... ben oui : après réinstallation du système, il faut au moins retaper une fois le mot de passe. Si on l'a oublié, ben on est mort. Comme le risque est une importante perte de donnée, on peut parler de sécurité. L'option "retenir mon mot de passe" est une faille de sécurité.

Que dire de logiciels tels que Empathy pour qui il est OBLIGATOIRE de faire retenir le mot de passe ? Il n'y a pas moyen de se créer un compte sans donner son mot de passe qui sera retenu.

samedi, 12 janvier 2008

Ce qui distingue les pirates des vulgaires voleurs

L'argument de base que les pirates utilisent pour justifier le fait qu'ils sont pas de vulgaires voleurs (ce qu'ils sont) est que «je ne vole pas vraiment : de toutes façons je n'aurais pas acheté». Tout le monde sait quoi penser du toxicomane qui n'en est pas un parce qu'il s'arrête quand il veut, mais passons. Analysons pourquoi le fait de n'avoir pas l'intention d'acheter diminue la gravité du vol.

Si je vole un article étiqueté à 20 euros dans les rayons du supermarché, nous sommes d'accord que le supermarché a un préjudice. Mais si on réfléchit bien, étant donné que je n'avais pas l'intention de l'acheter, le préjudice n'est que le prix coûtant de l'objet, soit peut-être 5 euros; et non 20. À partir de là, les voleurs de logiciels, de musique ou de films avancent l'argument du numérique : le prix coûtant de l'objet est nul. Le coût du développement ne compte pas dans le vol parce que je ne l'aurais pas acheté.

Or dans un pays civilisé, on ne peut pas faire de procès d'intention et le doute doit toujours profiter à la défense. Donc tout voleur plaidera «je ne l'aurais pas acheté», et le juge sera obligé de le croire. Il ne sera donc JAMAIS question, dans un procès pour vol, de baser l'accusation sur le prix d'achat de l'objet volé; nous ne devrions jamais compter plus que le prix simple de fabrication de l'objet volé. Ce prix est nul dans le cas de biens numériques, d'autant plus que le voleur fournit lui-même le CD vierge, le matériel de gravure ainsi que la bande passante pour le téléchargement.

Donc je pense que le maître achat est le vol de portables : en volant un ordinateur portable, on peut gagner jusqu'à 2500 euros, tout en ne risquant un procès que pour 50 euros au maximum ... et franchement qui va faire un procès pour 50 euros ?

samedi, 5 janvier 2008

Maintenant y'en a qui pleurent

Bien avant que l'on parle de DRM, je disais déjà à qui voulais l'entendre (c'est à dire personne) qu'un jour des systèmes de protections allaient sortir, et que des gens allaient pleurer. On me traitait de fou; comme d'habitude j'avais raison. Maintenant tout le monde pleure après les DRM.

Encore un pour la route : http://davisfreeberg.com/2008/01/03/bad-copp-no-netflix/

Il est encore bien entendu de bon ton d'accuser Holliwood, Apple et Microsof. C'est toujours plus facile d'accuser les riches, les américains et les autres; mais le fond du problème, c'est les pirates. Merci à eux pour tout le mal qu'ils font au développement des services en ligne.

mercredi, 2 janvier 2008

1024

J'ai lu hier dans une signature sur un forum que le vrai géék est celui qui croit qu'il y a 1024 mètres par kilomètres. Cela n'est pas correct. Le mec qui crois qu'il y a 1024 mètres par kilomètres est juste le type qui passe trop de temps devant son ordinateur, quelqu'un de la dixième catégorie de personnes : celles qui savent compter en binaire.

Le vrai géék, le pur, celui qui écrit GNU-Linux, le mec qui accuse CC de n'être pas compatible avec FDL; cette personne sait qu'il y a 1000 mètres dans un kilomètres, mais en contrepartie, il parle en kibimètres qui eux, font réellement 1024 mètres.

Edit : :%s/un kilomètre/un kilomètre/g

Le mauvais et le je n'aime pas

J'ai récemment eut une altercation à propos du Code de Vinci (le film, mais je ne me fais aucune illusion quant au livre). Après l'avoir vu, j'ai décrété que c'était un mauvais film. Il n'y a strictement rien de bon, aucune imagination particulière. L'histoire, la mise en scène, les rebondissements, la soit-disant surprise de la fin; tout est banal. Il ne s'agit que d'un film supplémentaire basé sur la théorie du complot qui n'a rien d'autre que l'idée de mettre l'Église en scène plutôt que l'entourage du président américain.

À ce qu'il paraît, je n'ai pas le droit de dire que ce film est mauvais. Je dois dire que je ne l'aime pas. Et pourquoi donc ? En vertu que d'autres l'ont aimé ? Hélas les mêmes personnes qui disent "moi j'ai bien aimé ce film, donc on n'a pas le droit de dire qu'il est mauvais, c'est juste une question de goûts" ne se privent pas de dire que la nourriture nord-américaine est dégueulasse, malgré que des centaines de millions de personnes en consomment sans se plaindre.

Tout est donc une question d'éducation. Quand on fait l'effort d'apprécier l'art dans quelque chose, on finit par avoir une capacité à distinguer le bon du mauvais. Personne en naissant n'est capable de faire la différence entre un bon vin et un vin médiocre; ce n'est pas pour cela que la différence n'existe pas. Avec un peu d'efforts et d'éducation, on finit par être capable de dire que tel vin est meilleur qu'un autre là où des ignares comme moi ne voient aucune différences.

Là dessus, je le répète : le Code de Vinci est un mauvais film tandis que 2001 l'odyssée de l'espace est un bon film. Pour aimer le Code de Vinci, il y a la condition nécessaire de débrancher son cerveau et de ne se poser aucune question. Alors oui, il y a moyen d'aimer regarder ce navet, au sens que ça remplit une soirée; exactement comme il y a moyen d'aimer la nourriture du Mc Donalds au sens où ça remplit l'estomac; mais il n'en reste pas moins que le Code de Vinci ne fait qu'appliquer des lieux communs des techniques cinématographiques, tout comme le MacDo ne fait qu'appliquer des recettes de réussite commerciale qui ne font pas de leurs nourriture de la bonne nourriture pour autant. Il est également possible de ne pas aimer 2001, mais là c'est une question de goûts : il n'en reste pas moins qu'il faut de la mauvaise foi pour nier que l'histoire, la mise en scène et la chute finale de 2001 témoignent d'une maîtrise de l'art cinématographique rarement atteinte dans l'histoire.

C'est quand même marrant que tout le monde soit d'accord qu'il existe de bons et de mauvais vins, que dans ce cadre les ignares acceptent volontiers que "je ne suis pas capable de faire la différence entre un bon et un mauvais vin"; alors que dans d'autres domaines tels que le cinéma ou la musique, il est tout d'un coup interdit de faire la différence entre le bon et le mauvais sous peine de passer pour snob ou prétentieux.

dimanche, 30 décembre 2007

Films en version originale

Il existe une espèce de snobisme cinéphile francophone qui consiste à regarder les films en version originale plutôt que doublée. Je suppose que le but social recherché est de faire penser "oh, lui il comprend tellement bien l'anglais qu'il parvient à profiter de tout l'art parlé de Bruce Willis". Évidement là où l'anglais est une langue souple, subtile et raffinée, il est impensable de rendre ses effets en Français, langue purement véhiculaire dont le sommet de la finesse consiste à faire des contrepèteries cochonnes (qui a d'ailleurs valu la seule réflexion de Victor Hugo qui soit passée à la postérité : "le calembours est la fiente de l'esprit qui vole"). Cela est particulièrement vrai pour des films dont les dialogues sont aussi Shakespeariens que La guerre des étoiles, Pirates des Caraïbes ou Shrek.

Je pourrais encore croire quelqu'un qui regarderais un film en version originale sans sous-titres. Mais le fin du fin de la quintessence de la substantifique moelle du ridicule est de regarder un film en anglais avec des sous-titre. En effet, le sous-titre gâche par lui-même une partie de l'image, et, captant le regard, gâche en réalité la totalité de l'image.

Il s'agit donc d'échanger l'image contre le dialogue. Déjà, cela est un non-sens envers cinéma dont l'art consiste à mettre les deux sur pied d'égalité. Et ça devient même un contre-sens vis-à-vis du cinéma moderne qui consiste à mettre l'image au premier plan, et de laisser de côté tout ce qui ferait appel à des fonctionnalités avancées du cerveau humain (pour rappel, le principe de langage n'existe qu'à des niveau d'évolution supérieur à la méduse).

Je ne dis pas si c'était au moins pour avoir des bons dialogues. Mais dans les sous-titres, il y a toujours moins que dans le parlé.

Je connais peu de cinéma qui donne mieux en version originale qu'en version doublée, par exemple Le Dictateur de Charlie Chaplin. Lorsqu'il passe de l'anglais à un foutement de gueule de l'allemand, c'est effectivement mieux qu'en Français. Mais les contre-exemples sont nombreux. Dans bien des cas, la version doublée est même meilleure que la version originale. Par exemple le dialogue entre la chenille et Alice (au pays des merveilles), le Mérovingien qui vante les jurons français (Matrix II) passent mieux en français qu'en anglais

D'ailleurs, cette chenille vaut la peine d'être vue dans les deux langues, tant l'adaptation est admirable. En effet, la chenille fume et forme avec la fumée les lettres qui correspondent à ce qu'elle dit. Par exemple U...R...U pour "who are you", qui est rendu par "turlututU, grrrrrR, je t'ai assez vU", qui, dans le contexte, n'est franchement pas plus mal.

mardi, 27 novembre 2007

Encore un terrible casus orthographique.

Note sur le titre : le latinisme "casus" cher aux droïdes est plus connu dans certains milieux gééks sous l'absurde anglicisme "user case".

Soit la phrase suivante dite par une personne du sexe faible beau sexe :

Le fait de ne pas être inscrite dans la bonne école a des inconvénients.

Quid du féminin sur inscrite ? Je ne vois pas le sujet de la phrase avec lequel le verbe être demande l'accord. Et si elle disait ceci plutôt, est-ce que cela change quelque chose ?

''Le fait de ne pas être inscrite dans la bonne école me pose des problèmes. ''

Quoi ? Attendez. On me parle de quadrisection capilaire dans l'oreillette.

mercredi, 14 novembre 2007

Trouvez l'intrus

Le titre du blog de Fanny cite trois pays : la Suisse, la Belgique et les USA.

Vite vu que les USA sont le seul des trois à ne pas se situer en Europe (encore que la suisse ... enfin bon c'est un autre sujet).

Plus profondément, ces trois pays ont comme point communs d'être des états constitués d'entités plus ou moins autonomes. À ce point, nous pouvons dire que la Suisse est l'intrus pour être une confédération alors que les deux autres sont des fédérations.

Ah oui, mais qui parierait que dans peu de temps, ce seront les USA l'intrus pour avoir une état fédéral ?

mardi, 13 novembre 2007

C'est mal de dire "on"

Il est bien connu qu'en Français, il faut éviter de dire on à la place de nous. Je viens de tomber sur un casus grammatical. Il s'agit d'une fille qui raconte une histoire qu'elle a vécu avec d'autre filles (le groupe se conjugue donc au féminin). À un moment, elle écrit ceci :

Puis on est parties faire les dernières courses

J'avoue être dubitatif sur l'accord au féminin de "parties". Avec le verbe être, il faut accorder avec le sujet. Mais le sujet est l'indéfini "on". Moi je n'aurais donc pas fait d'accords

Est-ce que quelqu'un qui connaît mieux la grammaire que moi peut dire ce qu'il en est ?

mardi, 6 novembre 2007

On se fout de la geule de qui ?

Ne voyez-vous rien de choquant dans le paragraphe suivant tiré d'un cours sur les développements asymptotiques de noyaux de la chaleur ?

The reader is not assumed to be familiar with the pseudodifferential calculus. Neither will she learn it here. But still she will learn some of the main ideas involvedin it, without having to bother with technicalities like distributions or oscillatory integrals.

mercredi, 24 octobre 2007

Le vrai standart, c'est LaTeX

Je suis en train de faire une version électronique de ma thèse. Pour la version papier, j'avais désactivé les liens hypertextes (à cause de la couleur), et je ne m'étais pas trop foulé pour avoir un code source portable : utilisation massive de if/then/else, complation par script externe nécéssaire, ... ref du hack.

Maintenant je nettoye le code : je supprime les if/then/else en ne gardant que la possibilité utilise à la thèse, je réactive les liens hypetextes, je remets les 25 fichiers tex en un seul.

Le résultat : *exactement* le même que la thèse papier. Jusqu'à la césure du mot en bout de la 15ième ligne de la page 120. Toutes les équations, les images, les textes, les titres, les notes infrapaginales; tout est intact au dixième de milimètre près. Et les deux n'ont pas été compilés sur le même ordinateur.

Bref, LaTeX est un format interopérable et solide. Avec le soit-disant standard ODF d'OpenOffice et consort validé par ISO pour ses deux implémentations Koffice et OpenOffice, on a déjà des problèmes de portabilité avec des documents de une page.

Franchement tous ces gars qui s'entre-tuent entre OpenXML de Microsoft et le libre ODF, c'est minable. LaTeX existe depuis 10 ans, est stable et interopérable à un point que ni OpenXML ni ODF n'oseraient considérer sans pâlir.

Et en plus, LaTeX c'est un traitement de texte tandis que Word et OpenOffice ne sont que des logiciels qui servent à placer des caractères un peu partout sur un écran de telle manière à ce qu'on ait tout autre chose à l'impression.

dimanche, 14 octobre 2007

Souveraineté nationale

Lorsqu'on passe son temps à pester contre la politique internationale des USA, il vient un moment où l'on doit lever un paradoxe. Pourquoi plaindre les irakiens, alors qu'on s'en fout éperdument des massacres qui déchirent l'Afrique centrale depuis des dizaines d'années ?

La vraie réponse, j'en suis convaincu, est que quand il n'y a un blanc d'aucun des deux côtés du fusil, l'information n'est pas importante. Une milice de noirs qui tue tout un village de noirs là où aucun blanc n'est ni tueur ni tué ni journaliste, ça ne fait jamais autant de bruit qu'une bombe qui explose dans un marché là où des vies de blancs sont en jeux. Mais quand on fait tout un cinéma pour dire que les pauvres irakiens qui souffrent et les pauvres familles qui meurent sous les bombes, c'est pas facile d'avouer que ce qui dérange n'est pas tellement le fait qu'un irakien souffre, mais plutôt le fait que ce soit un blanc qui soit coupable.

Il faut donc lever le paradoxe et expliquer pourquoi certains conflits (par exemple durant 4 ans au Zaïre, on a eut autant de morts par *jour* qu'entre Israël et la Palestine par *an*) laissent indifférents alors que d'autres font descendre la population dans la rue sans avoir recours au principe de «quand un blanc le fait c'est important, quand un arabe ou un noir le fait, c'est pas grave».

La solution est donc finalement d'invoquer le droit à l'autodétermination des peuples. C'est le plus facile. Ça permet de presque tout expliquer (sauf à la limite pourquoi on a accepté que l'ONU massacre les irakiens pendant 12 ans d'embargo) sans même devoir accepter une certaine lâcheté ou admettre son impuissance à faire cesser des massacres d'innocents quand un pays a choisit de s'enfoncer dans une guerre civiles.

Oui mais quid de l'universalité des droits humains ? Un noir opprimé par un noir, c'est bon parce que c'est le choix de l'opprimé d'être opprimé ? C'est lui qui s'autodétermine et qui a décidé qu'il voulait que sa famille soit massacrée pour un conflit entre chefs de guerres qui veulent contrôler les ressources du pays ?

Si un pays A envahit un pays B, alors c'est grave parce que un habitant de B perd sa "liberté", son "droit à l'autodétermination". En effet, c'est pas marrant pour un habitant de B d'être gouverné par l'armée de A. Cela mérite l'attention internationale et peut-être même une intervention armée pour rétablir chacun à l'intérieur de ses frontières. Par contre, si un habitant de A voit sa liberté muselée et sa famille décimée pour cause d'opinions politiques par les forces armées du pays A, alors on ne peut rien. Droit à l'autodétermination des peuples.

Est-ce que le principe d'inviolabilité des frontières est plus important du point de vue humain, moral ou éthique que les principes de droits humains ? Le fait qu'il n'y ait pas de frontières entre le bourreau et la victime rend la chose plus acceptable que si il y en avait ?

Mesdames et Messieurs les anti-américains, trouvez autre chose; non pour justifier vos opinions sur les USA, mais pour justifier vos non-opinions sur le reste du monde.

lundi, 8 octobre 2007

Pourquoi les provencaux sont des gens bizares ?

Lorsqu'on veut parler d'une fourmis, on dit « une fourmis ». Peu importe si elle est rouge, rousse ou noire, qu'elle soit mangeuse d'homme ou non. Une fourmis est un concept simple qui s'exprime simplement.

De la même manière, un oiseau stupide et blanc qui vole le long des côtes et qui peut se poser sur l'eau s'appelle une mouette. Alors pourquoi diable, passé une certaine latitude, on commence à appeler ça un goéland ? Juste parce que ça a un bec un peu plus long ou crochu ?

Je demande mon chemin vers la gare de Hyeres à deux quidams. Dans le tas de leurs explications, ils nomment la rue Édith CaWel. En prononçant bien le W. Or chacun sais (ou peut) que les français prononcent toujours le W comme un V, et par ailleurs je connais Édith CaVel. Je décide donc de leur faire répeter pour être sûr : « C'est bien la rue Édith CaWWel ? » En insistant bien sur le W, comme dans « où w'est-ce que j'ai mit mon chapeau ?». Et ils répètent.

Conclusion : je ne saurai jamais si ces personnes sont réellement incapables de prononcer un W (dans ce cas, je me suis bien foutu de leur gueule), ou bien si au contraire, ils ont flairé le belge et ont voulu se payer ma tronche en prononçant des W de façon excessive.

samedi, 6 octobre 2007

Quelle matière enseigner ?

J'ai eut récemment grosso-modo la conversation suivante avec un enseignant (un belge, pas un américain).

Moi : je ne comprends pas pourquoi tu enseignes le créationisme à ton cours de science.

Lui : Sur cinquante élèves que j'ai, 49 ont une bible chez eux et ont déjà eut des cours de cathéchèse. Le créationisme est donc considérablement plus proche d'eux et beaucoup plus simple d'approche que le darwinisme.

Moi : oui, d'accord; mais il n'y a pas que la simplicité d'accès qui compte; le darwinisme a d'autres avantages pour un cours de science. Par exemple : blablalbla

Lui : fin de discussion.

Vous n'y croyez pas ? Effectivement ce n'est pas vrai. Changez «science» en «informatique», «créationisme» en «Word» et «darwinisme» en «la concurence» et vous avez la discussion telle que réellement arrivée.

Dans les écoles où on est censé former des adultes capables de faire des choix, eh bien le fait qu'aucun élève ne connaisse quelque chose est en soi une raison pour ne pas en parler.

Ainsi parlait Zarathoustra.

Des photos de mon bureau

Bien que je sois opposé aux gadgets technologiques intermédiaires entre le stylo et l'ordinateur, je me suis acheté un appareil photo. Ainsi, à défaut d'avoir un blog banal au sens 2.0, je peux m'en faire un banal au sens « regardez comme je vis ».

À tout seigneur tout honneur, on commence par l'ordinateur. L'ordinateur

Gauche de bureau Vue de la gauche de mon bureau

Tableau Je ne comprend rien à ce qui est écrit sur le tableau : c'était là avant que je n'arrive

Vue global de bureau Vue d'ensemble de mon espace de « travail »

Une feuille de papier Une feuille de calcul sur laquelle j'essaie de démontrer que l'espace des transformations de jauge d'un fibré principal est isomorphe à l'ensemble des fonctions de la variété vers le groupe. Évidement il y a quelque ratures parce qu'en fait c'est faux; il faut des setions locales ... enfin. Je verrai demain si c'est vraiement vrai.

dimanche, 30 septembre 2007

Forte régression de l'Église quant à l'évolution

La théorie actuelle prônée par l'église est le dessein intelligent. Cette théorie est beaucoup plus subtile et beaucoup plus perfide que la théorie créationiste.

Le dessein intelligent accepte l'évolution des espèce, accepte que des espèces ont disparues et que d'autres sont apparues. Ce en quoi le dessein intelligent diffère du darwinisme, c'est au niveau du moteur de l'évolution. Là où le darwinisme voit de l'évolution au hasard sélectionnée par le milieu, le dessein intelligne voit la main de Dieu qui provoque les évolutions et moment et à l'endroit opportun pour réaliser ses desseins.

Le créationisme brutal qui prône une immobilité des espèce créées en 6 jours il y a 6000 ans a au moins le statut de théorie scientifique. Certes, théorie scientifique fausse, mais théorie scientifique quand même. Il n'y a pas de mal d'enseigner le créationisme dans un cours de science, au même titre que les épicycles en astronomies. Ces deux théories sont des modèles qu'on se faisait de la nature il y a un certain temps; modèles fortement influencés par la pensée religieuse du moment où on les a créées.

Le créationisme a l'immense avantage contre le dessein intelligent de pouvoir être contredit. De la même manière qu'ont peut monter des expériences qui prouvent l'erreur de la théorie des épicycles, on peut mettre en évidences des faits qui contredisent le créationisme.

Par contre, il est impossible de montrer l'erreur de la théorie du dessein intelligent. Cette théorie n'a donc même pas le statut de théorie scientifique fausse !

Le dessein intelligent est une théorie qui n'a par exemple aucun pouvoir prédictif. Le créationisme prédit qu'on ne trouvera aucun fossile vieux de 6000 ans, le darwinisme prédit qu'on ne verra jamais d'évolutions spectaculaires en peu de temps, qu'on ne trouvera pas un mammifère plus vieux que le premier ovipare. Ce sont des prédictions. Il est possible qu'un jour une expérience ou une découverte mette le créationisme ou le darwinisme en défaut (pour le créationisme, ce jour est déjà arrivé). Il est par contre impossible qu'une observation ou qu'une expérience montre que le dessein intelligent est faux.

En passant du créationisme au dessein intelligent, l'église a donc manqué une bonne occasion de se taire ou de retirer se pions du monde scientifique. L'église est passée d'une théorie scientifique fausse (théorie qu'on peut analyser, discuter et dont on peut prouver l'erreur) à une théorie qui n'est même pas de la science. En prônant le dessein intelligent, l'église dénature le fondement même de la science; à savoir l'observation de la nature.

Certains auteurs ont titrés Even not wrong à propos de la théorie des cordes. Eh bien le dessein intelligent est également even not wrong. Le dessein intelligent n'est même pas fausse.

EDIT : correction d'orthographe « dessin » -> «dessein» suite au commentaire de Floriant

samedi, 29 septembre 2007

1=2

Un certain nombre de démonstrations intéressantes de cette égalité sont disponibles ici: http://faq.maths.free.fr/html/node9.htm

Une autre démonstration est disponible à la page 10 de ce merveilleux document qui prouve également que 3<1 (strictement). http://gconnan.free.fr/les pdf/Continues.pdf

EDIT : On me signale que le bon lien est : http://faq.maths.free.fr/html/node9.html

mercredi, 26 septembre 2007

Le bogue 150226

Youpie ! j'ai le cent-cinquante mille deux cent vingt-sixième bogue de KDE. Si quelqu'un pouvait confirmer, ce serait gentil.

dimanche, 9 septembre 2007

Vite optimiste

Comme le disait Merlin l'enchanteur dans le dessin annimé de Disney, « Tu es au plus bas, donc tu ne peux que monter ».

Extrait d'une conversation que j'ai eue :

« Lui : Je crois que dans les années à venir, Linux va connaître une réelle percée Moi : Tu nous fait une petite prédiction ? Lui : Avant la sortie de Windows Vienna, Linux aura 1% des parts de marché. »

Cela dit, qu'est-ce qu'on appelle un « utilisateur de Linux » ? Est-ce que quelqu'un qui a un GSM sous Linux compte ?

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